Il est de plus en plus difficile de trouver une place de parking 2 roues dans les grandes villes.

Les infrastructures urbaines n’ont pas évoluées assez rapidement en rapport à l’augmentation importante du trafic 2 roues.

Il est dommage de constater que les municipalités et l’état n’ont pas (encore) conscience de cette évolution.

Les scooters et autres 3 roues sont pourtant un bon moyen pour décongestionner les centres villes et réduire la pollution, bref améliorer notre cadre de vie.

Pv scooter

Quai de l’Hôtel-de-ville (IVe ), mardi. Le nombre d’amendes pour stationnement gênant à l’encontre des deux-roues a augmenté de presque 40 % entre 2008 et 2009.

Lu dans le Parisien : article Aymeric RENOU

S’absenter de Paris pendant les vacances et laisser son scooter mal garé peut comporter des risques. Clément, 29 ans, vient d’en faire la douloureuse expérience. « Je me suis absenté une semaine en juillet, explique cet habitant du XIVe arrondissement. J’avais garé mon scooter sur le trottoir au fond de l’impasse où j’habite, comme je le fais depuis six ans sans aucun problème et sans gêne pour les piétons.

A mon retour, j’avais six PV à 35 € pour stationnement gênant sur le pare-brise! » La facture, 210 € au total, est bien difficile à avaler pour le jeune homme.
En agissant de la sorte, les agents sortent en effet du cadre de la loi. « Le stationnement gênant constitue une contravention instantanée, explique Rémy Josseaume, juriste spécialisé en contentieux routier. Il ne peut donc être dressé qu’un seul PV, puis, si l’infraction est constatée une nouvelle fois, elle ne cesse que par l’enlèvement du véhicule, de manière volontaire par son propriétaire, ou de façon forcée en faisant appel au service de fourrière. Il n’est pas possible de verbaliser plusieurs fois un conducteur pour un même stationnement gênant si son véhicule n’a pas été enlevé ou déplacé entre-temps. »

Il n’a payé qu’une seule amende

Le nombre d’amendes pour stationnement gênant à l’encontre des deux-roues a littéralement explosé ces derniers mois. Entre 2008 et 2009, l’augmentation est de 38,76%, un chiffre qui fait bondir les associations d’usagers de deux-roues comme la Fédération française des motards en colère. Environ 150000 motos et scooters circulent chaque jour dans les rues de la capitale, mais seulement 36000 places de parking leur sont réservées. En attendant la construction de nouvelles places – la mairie prévoit d’en créer 18000 supplémentaires d’ici à 2014 – les conducteurs de deux-roues espèrent que les recommandations du préfet de police de Paris seront effectivement appliquées par ses services. Dans une circulaire datée de 2008, Michel Gaudin demandait « de faire preuve de discernement dans l’action de verbalisation […] et d’apprécier si le véhicule à deux roues occasionne ou non une gêne réelle pour le cheminement des piétons ».
Clément a payé la première amende mais a lancé une procédure de contestation pour les cinq suivantes. « Face à un tribunal, c’est la relaxe assurée », assure Rémy Josseaume. Un espoir pour les vacanciers qui pourraient se retrouver dans la même situation que Clément à la fin du mois d’août…