Lors du Mondial de l’Automobile 2010, Mini et Smart ont présenté chacune un eScooter, projet s’inscrivant pour ces marques  dans la stratégie marketing ciblant le citadin branché et jeune, et ses déplacements urbains, seul, voire à 2.

De part leur design et leurs applications high-tech, Mini et Smart affirment pour leurs deux-roues électriques la continuité de la ligne de la (très) petite citadine de poche à 2 places.

Chez MINI : look Vespa pour les amoureux du rétro revisité à la sauce high-tech.

L’eScooter de Mini reprend les courbes, volumes et traits caractéristiques de l’esthétique des MiniCooper, et là, le (gros) clin d’œil au Vespa ne passe pas inaperçu. S’inspirant du design italien, Mini nous propose un scoot peut-être un peu trapu, mais original, qui n’est pas sans rappeler le Giggle de Yamaha pour la partie arrière.

SMART : trop mimi, assorti à mon iPhone.

Le design de l’eScooter de Smart, lui, est nettement plus contemporain, inspiré de l’esthétique de la Smartfortwo. Il offre une déco vraiment « rafraîchissante », loin des poncifs du look tuning qui s’essouffle. Ce deux-roues propose des innovations techniques pas si gadget que ça.

Ces scooters électriques se posent comme les véhicules qui manquaient pour surfer sur la tendance de la culture geek du moment ( sous entendons le mode de vie des « high tech fashion victims », aux besoins addictifs, aux nécessités pulsionnelles, (cochez la case de votre choix) pour les nouvelles technologies de communication).  Un bon coup de green washing…

L’utilisation d’un smartphone pour piloter les fonctions de ces deux-roues répond, chez les deux marques, à une stratégie marketing ciblant une tranche de la population urbaine qui n’a pas besoin de l’autonomie de véhicules routiers. Si l’idée est un tantinet à peaufiner, elle permet néanmoins aux constructeurs et aux clients potentiels de s’engager dans le segment (très louable) des petits véhicules urbains « propres » et peu gourmands en énergies fossiles.

Malgré quelques réserves, chez Ride Reaction, nous saluons les initiatives des constructeurs pour sortir du système économique et productif du « tout pétrole ».

L’ écologie au service de l’économie. C’est toujours mieux que rien…